Fiche technique

Marque JAGUAR
Modèle type MK2
Année 1961
Code | Type MK2
Moteur 6 cylindres en ligne
Cylindrée 3,8 L
Alimentation 3 carburateurs SU
Puissance 275 ch DIN
Boîte de vitesse Manuelle
Equipement Freins à disque, intérieur cuir, ronce de noyer
Couleur peinture Rouge

Historique

La Jaguar Mark 2 ou MK2 (qui signifie série deux) est un modèle automobile de Jaguar commercialisée de 1959 à 1967. Très prisée en compétition (catégorie tourisme), la MK2 a notamment remporté le Tour de France automobile à quatre reprises consécutives entre les mains de Bernard Consten. "Plus belle voiture du monde", berline de série "la plus rapide du monde"… les qualificatifs ne manquent pas pour désigner la Mk2. Elle mettait le sport à portée de volant des pères de famille.

La Mk2 existait en trois cylindrées : 2.4, 3.4 et 3,8 litres, avec des transmissions manuelles, avec ou sans overdrive, ou automatiques, surtout pour les États-Unis

La version 2.4 était une honnête berline sans prétentions avec une certaine mollesse ce qui n’était plus le cas avec la 3.4. La 3.8 était la plus sportive, elle a couru, et gagné, de nombreux rallyes dont le Tour de France auto. Elle s’est illustrée aussi dans le Monte-Carlo, mais sans le gagner. C’est la grosse MkVII en fin de carrière qui fut la seule Jaguar à remporter cette épreuve, malgré les participations des XK120, XK140, Mk2 et Type E.

La Mk2 a apporté quelques innovations techniques marquantes : elle a été la première auto à coque autoporteuse, c'est-à-dire sans châssis séparé, de la marque. Elle avait une suspension à roues indépendantes à l’arrière et des freins à disques aux quatre roues. La coque et le moteur XK étaient les mêmes pour les trois modèles Mk2 et disposaient de la même finition. La voie arrière plus large que celle de la Mk1 améliorait la tenue de route de l’auto.

Ses performances étaient impressionnantes pour l’époque et restent plus qu’honnêtes quarante ans plus tard (220 ch, 125mph soit 200 km/h, 0-100 en 8,5 secondes).

La Mk2 arriva aussi au moment de la mise en service du réseau autoroutier qui permettait de « croiser » en tout confort à plus de 160.

Elle a été la première grande routière de sport en permettant aux berlines d’avoir les performances des voitures de sport. Dans les années 1960, elle était tout autant la voiture des truands que celle des policiers (en Grande-Bretagne). Les hold-ups de banque ne pouvaient pas être complets sans une Mk2 de fuite et une Mk2 de poursuite.

C’était une berline luxueuse dans laquelle le cuir, la loupe de noyer et les tablettes de courtoisie (picnic tables) à l’arrière des sièges étaient de série mais, signe des temps, les sièges inclinables à l’avant étaient en option.

Elle s'est forgée un palmarès impressionnant en rallyes internationaux aux mains de grands pilotes. En gagnant beaucoup de courses en catégorie tourisme ou tourisme amélioré.

L'usine a fabriqué une très petite série d'une douzaine d'autos chaque année de 59 à 64 nommées "Tour de France". Elles ont été commandées par des pilotes ou des particuliers pour les engager dans des rallyes. Reconnaissables avec une dizaine de spécificités dont : boîtier de direction 3,5 tours, cales en dural pour le train av., renforts des attaches de pont arrière, boîte Moss close ratio, deux carbus SU H8 ou trois carbus HD6 ou HD8. Un ou deux réservoirs dans la malle, remplissages par le dessus. Certaines ont eu des éléments en aluminium.