Fiche technique

Marque TRIUMPH
Modèle TR4
Année 1963
Code | Type Roadster
Moteur 4 cylindres
Cylindrée 2 138 cm3
Alimentation 2 carburateurs SU
Puissance 104 CH
Kilométrage 41 666 miles
Boîte de vitesse 4 vitesses + Overdrive
Equipement Surrey Top, Overdrive, assistance au freinage
Etat Concours
Couleur peinture Powder Blue
Disponibilité Immédiate

Historique

A la fin des années 50, Triumph prépare le futur avec confiance dans le marché des voitures de sport. La firme est arrivée à un stade où elle doit commencer à imaginer ce que seront les demandes futures des clients. La Triumph TR4 va incarner la transition dans ce changement d'époque et de philosophie, entre le succès de la rustique TR3 et celui de la bourgeoise TR6.

Durant les années 50, le groupe Standard construit sa fortune sur le marché des voitures de sport via sa filiale Triumph, ainsi que sur la fabrication de tracteurs pour la société Ferguson dans l'usine de Banner Lane, à Coventry, obtenue après la guerre. Un grand écart industriel qui ne nuit pas à l'image de son best-seller américain, la Triumph TR3. Mais la situation finit par se dégrader brutalement avec une baisse des ventes sur son marché intérieur à la fin des années 50. Même la TR3 qui portait la gamme Triumph n'est finalement pas épargnée et ses ventes déclinent, y compris aux USA. En 1959, la Standard Motor Company et sa filiale Triumph Motor Company changent de nom et fusionnent sous une seule et même entitée, la Standard-Triumph International. D'encombrants stocks de véhicules se forment et Standard finit par capituler. C’est finalement dans un contexte délicat de restructuration, suite au rachat par Leyland Motors Ltd en 1961, que Triumph va amorcer le remplacement de la TR3...

DESIGN
En 1958, la Triumph TR3A bat tous les records de ventes de la marque. Mais les goûts des acheteurs étant changeant, Triumph prépare déjà le restylage de son best-seller avant qu'il n'apparaisse démodé. Par ailleurs, les portes du marché européen vont bientôt s'ouvrir à l'exportation et il faut adapter l'offre à cette nouvelle clientèle. Triumph conduit donc deux projets, tous deux basés sur le chassis de la Triumph TR3A : le projet "ZEST" à carrosserie en polyester dessiné par Michelotti puis le prototype "ZOOM", équipé du moteur à double arbre à cames en tête des TR3 S du mans. Contraint finalement par Leyland à minimiser les investissements pour le remplacement de la TR3, en partie à cause du lancement de la Spitfire, Triumph va concentrer l'évolution du modèle sur la carrosserie tout en conservant les bases techniques de la TR3. Le public américain étant plus attaché aux lignes qu'aux aspects techniques, Triumph se dit que c'est sans doute le meilleur moyen de faire du neuf, avec du vieux... Ce travail est confié à Giovanni Michelotti qui s'est déjà distingué par son coup de crayon sur les “Triumph Italia " de Vignale et sur les TRIUMPH TRS engagées au Mans en 1960. La mission de Michelotti est de rendre le roadster anglais plus moderne et confortable. Le résultat de cette mutation est la Triumph TR4, dont le premier exemplaire sort des chaînes de montage à Coventry le 18 juillet 1961, année du rachat par le groupe Leyland. Le profil de la TR4 frappe tout d'abord par ses flancs massifs et ses angles vifs, en totale rupture avec les courbes qui caractérisaient les TR2 et TR3. Cette silhouette trapue, marquée par une ceinture de caisse à hauteur constante, fait de la TR4 une voiture plus virile que sa concurrente la MGB. La large calandre faite de barres chromées à croisillons et le bossage du capot au-dessus des carburateurs, imposé par l'abaissement de la carrosserie, ajoute encore à la musculature plus affirmée de la TR4. Les plis du capot formant des "sourcils" au-dessus des phares fait habilement référence aux yeux de grenouille des TR2 et TR3. On note également l'ajout du nom Triumph en toutes lettres sous le logo du capot, ainsi que sur le coffre. Plus suggestive mais finalement moins sauvage et plus confortable que les TR2 et TR3, la TR4 exprime les nouveaux besoins des amateurs de roadsters anglais qui aspirent à plus de confort. En option, Triumph propose des roues à rayons, peintes de la couleur de la carrosserie ou en coloris argent mat ou poli, avec écrou central chromé. La Triumph TR4 pouvait s'habiller de blanc, de noir, de bleu, de vert ou de rouge.

HABITACLE
Intérieurement, la Triumph TR4 offre plus de place aux occupants grâce à l'élargissement de la caisse et un confort amélioré par des sièges mieux rembourrés, recouverts de vinyl ou de cuir en option, des garnitures en vinyl, une moquette au sol et une finition plus soignée. Le coffre est également agrandi grâce au nouveau dessin. La planche de bord, entièrement nouvelle, est en tôle peinte et intègre une boîte à gants qui ferme à clé. Elle conserve de la TR3 deux grands cadrans circulaires (compte-tours et tachymètre) derrière le volant et la batterie de manomètres (jauge à essence, température, pression d'huile, ampèremètre) au centre, au-dessus du levier de vitesses. Le chauffage et la ventilation ont également fait l'objet d'améliorations notables ainsi que l'étanchéité de la capote. Une capote au maniement plus rapide qui complète les progrès de l’équipement. En option, un nouveau hard-top très astucieux est proposé (voir encadré ci-dessous). Enfin, le principal progrès de la TR4 concerne l'arrivée de vraies portières dotées de vitres latérales coulissantes par manivelles. Pour l'anecdote, ce simple détail suffit aux puristes pour considérer que la TR4 n'est plus un roadster mais un cabriolet !

MOTEUR
Le moteur d'origine Standard de la Triumph TR4 a été porté à 2138 cm3 par augmentation de l'alésage à 86 mm (+3 mm). La course de 92 mm a été conservée et malgré la nouvelle cylindrée, la puissance ne fait pas un bond significatif. La puissance annoncée est toujours de 100 ch SAE, obtenus désormais à seulement 4600 tr/mn, avec un taux de compression de 9:1. Toujours limité en régime par son vilebrequin à 3 paliers, le moteur de la Triumph TR4 n'est pas un adepte de la zone rouge. Le couple progresse en revanche par rapport à la TR3A et rend le caractère moteur encore plus rond. Afin de ne pas perdre sa clientèle de pilotes et notamment ceux voulant courir en catégorie moins de 2 litres, Triumph propose aussi de monter sur la TR4 le moteur 1991 cm3 des TR3A en option gratuite. Parmi les améliorations significatives apportées par rapport à la TR3, notons également que la boîte de vitesses à 4 rapports est devenue entièrement synchronisée. De surcroît, en option, un overdrive « Laycock de Normanville » à commande électrique agissant sur les trois rapports supérieurs permet à la TR4 de disposer d'une boîte 7 rapports.

CHASSIS
La Triumph TR4 reprend à sa devancière son châssis séparé, solution qui apparaît de plus en plus dépassée, mais pour s'adapter au nouveau design les voies ont été élargies d'environ 4 pouces. La direction à crémaillère est l'évolution la plus appréciable sur ce nouveau modèle et la TR4 reprend à l’avant les freins à disques Girling de la TR3A, avec un servo en option, ce qui la place parmi les meilleures de sa génération à ce niveau. Pour compenser sa légère prise de poids (+30 kg), la TR4 utilise des amortisseurs renforcés. La suspension arrière conserve ses ressorts à lames et amortisseurs à bras de leviers mais le comportement général se trouve amélioré par rapport à la TR3. Comme souvent chez Triumph, les évolutions et modifications même mineures sont monnaie courantes au fil du temps. Les TR4 équipées tout d'abord de roues pleines de 15x4.5 pouces en série et, en option, de roues à rayons de 15x4" chaussent de pneus en 165x15. La monte pneumatique s’avéra vite un problème pour les premiers propriétaires qui avaient opté pour les jantes à rayons à cause d'une offre pneumatiques très limitée. Les pneumatiques radiaux classiques 185x15 s’avéraient trop larges pour être montés en toute sécurité. En conséquence, les jantes à 48 rayons furent rapidement remplacées par des jantes à 60 rayons plus larges (4.5"). Notez que seuls les modèles américains disposaient en option des jantes en alliage magnésium-aluminium de dimensions 15x5.5 ou 15x6.

Option de notre TR4 : le SURREY TOP

tr4 surrey top
Devançant de 5 ans le toit Targa des Porsche 911 et 912, la Triumph TR4 innove avec un nouveau hard-top constitué d’une lunette arrière fixe avec arceau intégré et d'un panneau de toit amovible (en aluminium sur les 500 premiers, puis en acier). Triumph pousse même un peu plus loin son offre avec le « Surrey-Top » permettant de remplacer la partie centrale du hard-top par un store en vinyle supporté par un cadre amovible. Cette alternative ne rencontra qu'un faible succès mais se montra utile en compétition car elle augmentait la rigidité de caisse de la TR4.

Descriptif de notre TR4

Notre TR4 est à la vente dans un état concours. Elle a été restaurée conforme à son origine et dispose des options spécifiques installées en usine à savoir : Overdrive, Surrey Top avec le softop, la radio à bouton pressoir et l'amplificateur de freinage.

La voiture dispose de son certificat B.M.I.H.T. et a été restaurée en totale conformité avec ce certificat dans la couleur d'origine : Bleu Poudré. La voiture a été importée de Californie en 1990 et avait été stockée dans un garage jusqu'en 1998. Son projet de restauration a démarré à ce moment là par un professionnel. La voiture est Matching Numbers et conforme à son origine à l'exception des pneus à flancs blancs.

La voiture a fait l'objet d'une restauration intégrale de haut niveau. Le châssis, la carrosserie et les pièces détachées ont été sablés, ensuite peintes au pistolet avec un apprêt anti-corrosion. L'ensemble a reçu plusieurs couches de peinture après ponçage de la première couche pour une meilleure finition. Plusieurs éléments sont peints en peinture époxy comme le châssis.

La voiture a une sellerie neuve, tout est opérationnel, le tableau de bord en fond blanc comme à l'origine est magnifique. La TRIUMPH a reçu une mécanique restaurée ainsi que la boîte et les trains roulants. Pneus neufs sur les jantes tôles, tout est neuf. Un book complet avec photos est à la disposition de l'acheteur.

Un régal à conduire, voiture stable, cette TRIUMPH ne demande qu'à rouler et a fait preuve de grande fiabilité.

Son surrey top est fixe et on est à bord d'une TRIUMPH "TARGA" , rare et très jolie. La toile se monte facilement avec son arceau et la ligne de la voiture est préservée.

Notre avis

Une TRIUMPH exceptionnelle pour un client qui cherche l'authenticité et la rareté; A saisir !